Le développement durable

Un article de IEpedia.

Jump to: navigation, search

Le développement durable :


Définition et périodes clefs :


La définition communément admise est issue des travaux de la Commission mondiale sur le développement et l’environnement notamment du rapport « Notre avenir à tous » encore reconnu sous l’appellation « rapport Brundtland » (1987). Elle caractérise le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures de répondre aux leurs ». Le développement durable s’organise autour de trois idées forces :

1/ Réduire les écarts de développement économique entre les régions du monde.

2/ Lutter contre les inégalités d’accès à la santé et à l’éducation.

3/ Résoudre les problèmes environnementaux.


L’organisation des stratégies de développement durable a commencé à se formaliser à partir de la conférence des nations unies sur environnement et le développement dite de la « déclaration de Rio » (1992) qui a réunie 172 Pays et donné naissance au programme Action 21 (matérialisé par les fameux Agendas 21). Action 21 prend en compte trois axes d’actions :


1/ la reconnaissance d’un droit au développement dans le respect d’une équité intergénérationnelle et intragénérationnelle.

2/ la reconnaissance d’un principe de responsabilité et devoir de solidarité entre les états sur les plans environnementaux et du développement économique et social.

3/ L’intégration environnementale dans les processus globaux de développement.


Depuis, bien entendu, d’autres initiatives ont été prises au niveau international (la dernière conférence de Copenhague est un exemple parmi d’autres), mais bien plus que l’événementiel et en ce qui nous concerne, il est nécessaire de mettre en exergue ce que ces concepts ont apporté au monde de l’entreprise.


Ces nouvelles politiques qui « synergisent » l’ensemble de la société humaine viennent modifier profondément les structures économiques traditionnelles. Ethique d’entreprise, Code de conduite, déontologie, Valeurs sociétales et culture d’entreprise, Entreprise citoyenne…tous ces concepts peuvent se retrouver dans le qualificatif encore récent de RSE (responsabilité sociale, ou sociétale, de l’entreprise). Un article y sera particulièrement consacré sur iepedia.


En vrac :

Normes (ISO 14 000, 26 000, SD 21 000, AA 1000…), Loi Nouvelle Régulation Economique sur le « reporting social », actions des groupes d’intérêts, lobbying, théorie des parties prenantes (stakesholders), management des risques, gouvernance et management social, impact médiatique, Global compact, Investissement socialement responsable, Stratégie de Lisbonne …sont des termes parlant, signifiant, de plus en plus présents, que l’entreprise ne peut se permettre de sacrifier sur l’autel de la rentabilité. Ce nouveau monde, lieu de prédilection de l’intelligence économique, est en marche depuis un certains temps. Loin d’être une source de peur pour le dirigeant, il doit devenir le terreau pour de nouvelles opportunités. L’important étant de ne pas rester aveugle face à ce changement de fond, inéluctable et ma foi, plutôt encourageant afin que chacun puisse profiter des fruits de l’activité humaine en interelation intime avec son environnement.


Commentaires « à commenter » .


Pour autant, l’entreprise, plus encore que les pouvoirs publics ou la société civile (ONG, groupes d’intérêt…)ONG n’a t’elle pas de tout temps déjà pris en considération son rôle de ciment, de catalyseur du bien être de la société ? (le débat est lancé). Ne pardonnons pas non plus les sinistres erreurs qui ont été faites par ce même monde économique et qui ont impacté le bien être des humains et du monde (le cas du travail des enfants, les grandes catastrophes écologiques) mais posons nous la question suivante : n’a t’on pas oublié au fil des siècles de replacer l’économie dans son rôle humain en tant qu’activité humaine ? La valeur travail que les entreprises sont les seules à pouvoir garantir, in fine, n’est elle pas créatrice de cette cohésion sociale en laquelle nous espérons tous ? Les premières initiatives de développement durable n’ont elles pas existées dans l’entreprise alors même que les concepts n’étaient pas encore aussi clairement énoncés ? Commentez, critiquez, faites surgir ce débat dont les pouvoirs traditionnels, les états, les intérêts politiques ne sont pas les seuls à détenir la vérité et l’avenir. Une économie solidement ancrée dans le développement durable, des sociétés et des parties prenantes jouant le « jeu » (si tant est que cela soit un jeu…), des pouvoirs publics et une société civile en appuie, en position de conseils et non de coercition, n’est ce pas là les outils d’une nouvelle ère, plus équitable ?


Ndr : vous remarquerez que j’ai profité du développement durable pour m’énerver un peu…dans l’espoir aussi, je l’avoue, de vous énervez aussi (dans le sens constructif du terme).


J’attends vos réactions sur : mageek5@yahoo.fr.


--Mageek5 2 février 2010 à 14:26 (CET)