Découvrir / redécouvrir la notion de réseau

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Découvrir / redécouvrir son ou ses réseaux


Selon Bernard Besson, (RIE 8 : les réseaux 1) le réseau « est d’abord un langage qui permet l’échange de questions et de réponses entre des gens compétents, parlants à visage découvert et sans usurpation d’identité ». Rien à voir avec bien des préjugés courants que l’on rencontre jusque dans les définitions des dictionnaires. Bettina Soulez, dans son livre intitulé « Cultivez votre réseau professionnel » (Editions d’Organisations – 2eme tirage – 2000) situe le réseau dans un lien dynamique entre plusieurs personnes qui consiste à « Ecouter, parler, motiver, fédérer, déléguer, dynamiser ». En ce sens, l’auteur définit le réseau comme un « maillage, échange avec respect des autonomies et des personnalités ».


Comme nous le voyons ici, un réseau est un langage, un ensemble de valeurs, de savoirs, savoirs-faire et savoirs-être partagé par plusieurs personnes qui n’a rien d’opaque en tous cas concernant la pratique responsable de l’intelligence économique (je rappelle une fois de plus l’exigence de bonnes pratiques à laquelle nous devons nous conformer pour être efficace – Charte des Professionnels de l'Intelligence Economique).


Ainsi, le professionnel doit s’attacher à identifier ses réseaux, ses connexions existantes et celles qui restent à créer ou à dynamiser. Tous le monde a un réseau formel (milieu professionnel par exemple) ou informel (cercle familial, amis…) que l’on sollicite et que l’on alimente sans en avoir parfois conscience. C’est justement dans cette prise de conscience que l’on peut améliorer ses pratiques, ses savoirs et ses comportements. La notion d’échange est donc fondamentale.


Le réseau, une fois identifié, doit faire l’objet d’un entretien et d’un maintien d’une dynamique efficace. Reprenons B. Soulez qui rappelle les grands préceptes en la matière :


-Ecouter, reformuler les attentes

-Valoriser les participants

-Recentrer et bonifier la démarche

-Connaître, expliquer, partager la démarche

-Annoncer les étapes

-Bannir la pédagogie de l’échec

-Donner confiance

-Accompagner les actants

-Offrir des possibilités de développement

-Reconnaître les mérites.


Ces préceptes s’accompagnent efficacement des « petites » techniques suivantes :

-entretenir la mémoire des noms et des visages.

-Garder ses anciens répertoires téléphoniques

-Rendre les cartes professionnelles attractives et parlantes

-Révisez régulièrement les cartes que l’on a récupérées

-Soignez les échanges de cartes

-Envoyer des cartes de vœux

-Rédiger des articles dans les journaux et/ou presse spécialisée

-S’inscrire à des conférences

-Allez aux cocktails professionnels

-Croisez les réseaux (faire rencontrer)

-Adhérer à des clubs, associations et y prendre une part active

-Réactualiser les réseaux en fonctions des nouvelles données

-Tenter de créer des ponts des liens avec les métiers voisins

-Donnez du temps, des compétences

-Travailler avec des étudiants (futurs prescripteurs)

-Internet et page web indispensables.


Pour conclure rapidement sur le sujet, nous pensons qu’il est utile d’insister sur la base suivante : le réseau doit servir les compétences et réciproquement, les compétences doivent servir le réseau. C’est à cette seule condition qu’un réseau prendra sa meilleure direction.



Liens externes (non exhaustif) :

http://www.ie-lobbying.info/wiki/index.php/Intelligence_%C3%A9conomique

http://christophejorge.fr/TOP100Francais.pdf

http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=1911


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--Mageek5 3 août 2010 à 09:34 (CEST)